Le degré zéro de la pensée

Si la température sur terre ne cesse de grimper, il n’est pas sûr que la pensée s’élève de la même manière. Suite aux décisions de nos politiciens en réaction à la pandémie du covid, et évidemment à la campagne médiatique qui en suit, on peut se demander si nous avons déjà atteint un tel état mental par le passé. Certainement. Au moment des guerres et des grandes catastrophes. Mais là nous ne sommes pas censés être en guerre. Quant à la grande catastrophe d’une maladie qui au final fera peut-être moins de morts que la grippe chaque année, désolé, elle n’est pas grande. Nous avions un problème dont nous ne connaissions initialement pas l’ampleur et les conséquences possibles. Nous avons maintenant une idée : notre virus d’une nocivité comparable à la grippe (car n’oublions pas que pour la grippe, nous avons la vaccination, les traitements préventifs et curatifs adaptés, sans quoi celle maladie aurait un tout autre impact). Par contre, la crise économique où nous commençons à être plongés, elle oui, pourrait s’avérer une grande catastrophe, pire que celle de 1929 (attendons encore quelques jours, nos experts viennent de comparer notre crise à 1968, puis 1945, dans quelques jours devant l’ampleur, ils iront cherchez plus loin leurs points de comparaison).

0 pour les politiques + 0 pour les médias = 0 pour la population

Nous sommes dans un état de choc, et le choc n’est pas celui de la santé : la mortalité que nous devrons à la maladie sera possiblement indétectable dans les statistiques globales de mortalité annuelles. Le choc est sanitaire, celui de nos institutions médicales fragilisées par les gouvernements successifs depuis bientôt 40 ans, là c’est un choc. Mais surtout, le choc est social, il est psychologique, il est émotionnel. Et dans ces moments, exit rationalité et pensée construite, vive émotion et conformité sociale !

En particulier je vois un certain nombre de bobos (de cette nouvelle bourgeoisie qui prospère dans la communications, les médias, le marketing, et qui souvent se pense à gauche) se donner bonne conscience en s’investissant dans des actions collectives d’aides, et évidemment d’aide aux soignants et aux personnes les plus affectées par la situation actuelle. Ces mêmes bobos qui nous donnent des leçons, nous invitent à ouvrir notre cœur et notre porte-monnaie, dès la situation de crise passée, oublieront toutes ces belles humanités : ils continuerons à élire les politiques qui continuerons à démanteler notre système de santé, à amoindrir la solidarité populaire, et bien sûr ils continuerons à participer à l’établissement du monde néolibéral à l’origine de tous les problèmes. Mais avec bonne conscience. Ils sont les gentils, ceux qui pensent différemment les méchants.

Vous allez me dire qu’il n’y a pas de « campagne » médiatique, et personne pour orchestrer cela. Mais il n’est pas besoin d’un orchestrateur unique pour voir les médias se mettre à l’unisson et communiquer de concert.

Entre :

  • la logique commerciale : rechercher systématiquement ce qui fait de l’audience, l’article qui fait vendre et que tout le monde recherche,
  • la logique de concurrence : être le premier à en parler,
  • la logique de l’évènementiel : réagir à chaud, rapporter l’évènement dès qu’il se produit
  • évidemment les intérêts largement convergents des propriétaires de médias
  • et la collusion politique-économie-médias : voir par exemple le « Cercle » pour ceux qui veulent comprendre comment ça marche en France, mais il est bien d’autres institutions où tout se joue, où un petits nombres de gens puissants décident de ce qui va se passer et surtout, de ce qui va se communiquer par les médias de masse.

Entre toutes ces logiques, il suffit d’un petit coup de pouce, de quelques déclarations, de quelques décisions, et tout la machine se met en branle d’un bel ensemble, avec une ampleur et une force que n’ont évidemment jamais eu les médias auparavant. Et donc, presque partout, presque tout le temps, un seul et même sujet (avec les mêmes nouvelles, au final peu nombreuses, répétées en chœur) : le covid.

Si la mentalité de la population a été laminée depuis des dizaines d’années (en fait le travail a sans doute commencé il y a au moins un siècle, voire plusieurs), cela rend d’autant plus prévisible et uniforme réaction de cette population face aux informations qu’on lui distribue généreusement pour emplir son esprit et surtout toucher ses émotions les plus profondes, la peur en priorité.

Et toute personne qui remet en question cela devient automatiquement un quasi-terroriste, qui ne s’occupe pas des autres et souhaite répandre la maladie.

Compter malades et morts ? OK, mais alors comptons bien !

Je suis désolé. Certes, je ne souhaite pas que la maladie se répande. Mais je ne veux pas que l’on sacrifie nos sociétés sous prétexte de sauver des individus. Même si nos sociétés néolibérales me font de plus en plus horreur, leur chaos face à certaines puissances (la Chine, entre autres) ou certains mouvements religieux (l’intégrisme islamique), n’est pas de nature à me réjouir. J’ai peur que l’humanité n’y gagne pas grand-chose et la planète pas davantage : au final seules les dictatures s’en sortirons ragaillardies, et je ne suis pas sûr que pour elles l’écologie soit la préoccupation première. Surtout si les mêmes sociétés qui sont derrière l’exploitation à outrance des ressources restent en place au travers ces changements de régime politique.

Le nombre de morts assurés par la déstructuration de nos sociétés sera infiniment supérieur à tout ceux provoqués par la maladie. Nous le savons. Nous pouvons le chiffrer (certains experts le peuvent, et le font) :

  • nous pouvons chiffrer les suicides et les maladies suite à la perte d’emploi et d’autres causes sociales
  • nous pouvons chiffrer la mortalité et les maladies due à la précarisation, à la pauvreté, à la désocialisation, à l’exclusion sociale

Donc quand on nous dit que « Nous allons éviter des malades et des morts », attention, ce que nous faisons à toutes les chances d’aboutir à l’exact contraire. Ce n’est pas moi qui le dis, mais les chiffres des experts.

Ce que nous faisons est consternant. Et pas moyen de faire passer ces arguments. Si vous tentez d’aller contre le raz-de-marée émotionnel déclenché par les médias, si vous tentez de regarder la réalité en face, vous êtes dans l’erreur : vous devez regarder juste ce qu’on vous montre, vous contenter des chiffres dont on vous gave, et faire ce qu’on vous dit qu’il est bien de faire.

Un terrain encore plus glissant

Et je vais vous emmener sur un autre terrain bien plus glissant, celui de la surmédicalisation de nos sociétés, et disons-le clairement, la façon dont nos sociétés sont devenues peureuses vis-à-vis de la souffrance, de la maladie et de la mort. Il y a un siècle, ces trois choses faisaient partie de la vie, et si personne n’était tenu de les apprécier, chacun devait néanmoins en prendre son parti. Ainsi était la vie humaine. Et ainsi l’est-elle toujours ?

Au prix d’investissements colossaux, de dépenses faramineuses, de recherches formidables, avons-nous vaincu la souffrance, la maladie, la mort ? Absolument pas.

La souffrance ?

Par exemple, pour la souffrance, nous pouvons même affirmer, justement parce que nous avons été habitués à notre médecine, que nous sommes devenus particulièrement douillet, et que les douleurs que nos aïeux supportaient sans difficultés sont celles qui nous font souffrir le martyre. Nous avons simplement décalé notre seuil de sensibilité sur l’échelle de la douleur, mais nous souffrons presque autant que nos aïeux.

La maladie ?

Sommes-nous moins malades ? Vous rigolez ?! Les statistiques sont là et vous les connaissez ! Nous sommes malades tout autant qu’avant, mais différemment, avec de nouvelles maladies, ou des maladies rares qui devenues courantes. Je ne vais pas énumérer, tout le monde connaît ces maladies de notre époque, liées à notre sédentarité, à notre mode de vie, à notre alimentation et à la dégradation de notre environnement par les industries humaines.

Alors mourrons-nous moins qu’avant ?

Vous allez me dire : et l’espérance de vie ? N’est-ce pas rien de pouvoir espérer pouvoir vivre jusqu’à 75 ans quand nos ancêtres pouvaient difficilement espérer en dépasser 40 ?

D’abord, ces statistiques sont fausses, elles sont grossièrement fausses et ne tiennent pas compte de facteurs importants. Forcément : le but de ces statistiques destinées au grand public est de le convaincre que tout va de mieux en mieux, et que les milliers de milliards annuels que nous investissons dans la santé sont légitimes. Oui, des milliers de milliards chaque année, et pas qu’une poignée de milliers ! On n’obtient ces chiffres sur la durée de vie moyenne dans le passé que par la magie des experts, 1) en comptabilisant en particulier la mortalité infantile et 2) en incluant d’autres causes importantes dont l’évolution de la société (et pas de la médecine) à atténué les effets. C’est sûr que lorsqu’il y a des guerres presque sans cesse, les chiffres s’en ressentent. Regardez dans un dictionnaire, regardez combien il y avait de personnes d’un âge mur. Non, dans l’Antiquité, un homme de 60 ans n’était pas un miracle, et pas davantage par la suite.

Mais laissons tomber le fait que ces chiffres sont faux, ininterprétables. N’êtes-vous vraiment sensibles qu’à des statistiques, des chiffres, des quantités ? La qualité ne vous dit donc rien ? « Oui, mais la qualité de vie, cela dépend de chacun ! » Comme c’est facile comme réponse… Là encore, merci les médias et l’éducation pour cette contre-vérité communément admise. Et comment alors expliquez-vous que les mêmes qui font des statistiques sur la quantité font aussi des statistiques sur… la qualité ? Eh oui, aujourd’hui, plusieurs organismes sont à l’origine de système de mesure de la qualité de vie, de mesure objective, et donc à l’origine des outils permettant de l’évaluer, puis de comparer les pays entre eux. D’ailleurs vous avez probablement déjà lu dans ces journaux, entendu à la télévision, vu sur internet, l’une de ces enquêtes parlant des « pays où il fait bon vivre », de ces « endroits ou les gens sont le plus heureux ».

Je ne cotise pas à ces chiffres, à la fois à ce qu’ils mesurent et à la façon dont ils le mesurent, et bien sûr aux objectifs qui sont les leurs au départ, car vous imaginez bien que pour faire cela, il faut de l’argent, des soutiens, des sponsors, des investisseurs. Cherchez qui finance et vous comprendrez.

Mais oui, et là je suis d’accord, en dépit de ces vains efforts pour la quantifier correctement, la qualité de vie, cela existe. Une qualité de vie médiocre se traduit entre autres, au niveau individu, par de nombreuses conséquences que nous tous connaissons toutes. Prenons-en quelques unes :

  • le suicide : merci, la France est dans le peloton de tête !
  • la consommation de médicaments psychotropes et d’anti-dépresseurs : merci, la France est là aussi dans les premiers (à la première place pendant quelques années)
  • les « troubles psychosomatiques » : la France se débrouille toujours très bien

Nous pouvons aussi prendre des indicateurs plus « sociaux » :

  • le nombre de gens vivant sous le seuil de pauvreté : ça roule toujours pour la France, 10 millions : 15 PERSONNES SUR CENT !
  • l’existence de systèmes de solidarité : jusque là, c’est ce qui permettait à la France de ne pas sombrer dans le chaos, mais grâce à nos derniers gouvernants, ces systèmes disparaissent un à un pour devenir insignifiants, incapables d’assurer leur fonction de cohésion sociale

En toute objectivité, notre surmédicalisation n’a apporté aucun plus pour l’humanité, par contre elle aura massivement favorisé (pas à elle seule bien sûr) la croissance de la population et la surpopulation actuelle : si nous voulons tous vivre durablement comme des américains des Etats-Unis, alors nous sommes 7,7 milliards de trop !

Donc : la médecine n’a absolument pas rendu l’être humain plus heureux, par contre elle engloutit des fortunes colossales et sert les intérêts d’un petit nombre d’individus et d’industries. Et ça c’est objectif.

Et donc ! Stop. Il faut avoir le courage de dire stop à l’évolution sans cesse croissante de cette gigantesque machinerie qu’est notre système médical, d’en repenser le fonctionnement et les priorités.

Dans les hautes sphères, dans les milieux les plus aisés, on rencontre assez facilement des crétins caressant le doux rêve d’immortalité et d’invincibilité. Eh oui, tout le monde ne sort pas forcément de l’enfance, et comme ces gens-là ont en général l’argent qui correspond à leur folie… Les nanotechnologies, l’impression 3D, la cryogénisation, la bionique, la maîtrise complète du génome, l’homme « augmenté », sont quelques unes de leur lubies. ils veulent y croire. Ils ne savent pas pourquoi, ils ne se posent surtout pas la question. « Il faut croire dans le progrès », « Il faut garder ses rêves d’enfant » sont le genre d’argument qui vous est retourné si vous mettez cela en question.

Non. Il ne faut pas croire dans le progrès. En tout cas, pas dans ce que nos « élites » appellent le progrès et dont nous percevons qu’il ne porte avec lui des catastrophes planétaires. Et s’il faut se souvenir de ses rêves d’enfant, il y a bien un moment où il faut se demander pourquoi nous avons ces rêves : sont-ils bien légitimes, ne reposent-ils pas en fait simplement sur notre peur, sur une peur à laquelle nous refusons de faire face ? Et surtout il y a bien un moment où regarder la réalité en face ne fait pas de mal : les fortunes investies, l’enrichissement de quelques individus pour lesquels ces fantasmes s’avèrent « sonnants et trébuchants », et les vrais besoins des peuples, de ces 999 pour 1000 des êtres humains : ceux-ci ne souhaitent pas être parfaits, invincibles, immortels, ils souhaitent juste vivre correctement sur une planète des plus hospitalières. Et que cela dure un peu pour que leurs enfants en profitent, et si possible les enfants de leurs enfants, et…

En ce moment, la psychose interdit toute réflexion, tout recul, toute comparaison, toute mise en question. Mais il y a bien un moment où il faudra poser la vraie question ? Nous voulons un système de santé puissant jusqu’où ? Nous pouvons consacrer tout l’argent de l’humanité à notre système médical et nous aurons toujours dans notre vie des souffrances, des maladies, et la mort au bout. Par contre, notre système de santé aura tout engloutit et évidemment nous serons morts de faim et de soif.

Je vous le dit : j’aime la vie, et j’espère vivre le plus pleinement possible autant d’années qu’il me sera donné. Mais si on doit retirer de l’argent si nécessaire à tant de gens et à tant de chose pour le donner dans une lutte sans fin où il sera de toute façon insuffisant, alors non. Si je suis maintenant trop faible pour lutter contre ce virus qui n’est pas des plus dangereux, c’est peut-être qu’il est temps pour moi de partir : si ça se trouve, au prochain rhume ou au prochain étage de trop dans l’escalier, de toute façon je serai mort. Je ne veux pas que l’on appauvrisse ma société plus qu’elle ne l’est déjà pour me sauver coûte que coûte. J’accepte la souffrance, la maladie et la mort. Si je peux l’éviter tant mieux.

Et je refuse plus encore qu’au nom de la lutte contre les maladies, on arrive soit à foutre en l’air l’économie de nos sociétés, avec les ravages que cela entraînera inévitablement, ou que l’on transforme nos sociétés en enfer sous prétexte de nous rendre plus aptes à lutter contre la prochaine épidémie. Le confinement, à moins que la crise économique ne soit voulue, décidée, n’est pas une solution. C’est juste en apparence la seule solution qui nous reste étant donné que nous déglingué notre système de santé. L’avenir montrera que ce n’était pas une solution, que nous n’avons sûrement pas économisé souffrance, maladie et mort, mais qu’au contraire nous les aurons fait exploser du fait des conséquences de notre « solution ».

Cela je peux le prédire : les courbes de maladie et de mortalité en France pour 2020 vont bien s’infléchir dans le sens redouté. Et ce ne sera pas du fait de la maladie, mais des conséquences économiques du confinement, et de conséquences possiblement énormes. J’espère me tromper et que nous aurons les moyens de maîtriser cette crise économique. Nos dirigeants n’en ont en tout cas aucune idée, eux qui croient pouvoir de toute façon pouvoir surnager en cas de crise majeure (1929 ou pire) et qui se contentent de déployer sans les comprendre les mesures des manuels en cas de pandémie comme on déploie un parapluie, histoire de se protéger eux-mêmes, et de pouvoir dire après « Nous avons fait tout ce qui était conseillé par les experts ».

Du bon sens. Au lieu de soit-disant vouloir un super système de santé capables de nous protéger de tout, ce qu’il ne fera jamais, je veut juste qu’on arrête de le déglinguer comme l’ont fait tous les gouvernements depuis Mitterrand.

Si, au nom soit-disant du profit, nous n’avions pas fait de notre système de santé ce qu’il est, nous aurions aujourd’hui des masques, nous aurions aujourd’hui les lits, nous aurions aujourd’hui des soignants, nous aurions éviter l’engorgement de nos services d’urgence, les morts (car il y en a eu en France, pas qu’en Italie) parce qu’ils n’étaient pas prioritaires et que le service était débordé.

Tels des enfants gâtés et craintifs, nous en sommes à attendre que l’Etat s’occupe de tout, que notre système médical nous délivre de tout. C’est impossible, et vu comment nous déréglons le monde, il y va y avoir des épidémies pires que celles-ci. Et nous ne pourrons pas à chaque fois, en admettant que nous nous soyons remis de la précédente, mettre à genou notre économie et surtout désorganiser nos sociétés comme nous le faisons actuellement. Il y a bien un moment où nous allons devoir accepter la logique de la nature. En combattant la maladie du mieux que nous pouvons, avec des moyens courants et simples, prévention, hygiène, renforcement immunitaire, évitements des contacts nouveaux ou inutiles, déplacements « normaux » de proximité, les masques.

La fille du sociologue papa Touraine a trouvé un job de ministre de la Santé ! Ce qui est certain, c’est que ce n’est pas Touraine qui a écrit la critique sociologique « Les héritiers ».

« Je regrette que, dans ce contexte, certains veuillent alimenter des polémiques inutiles […]. Entre 2012 et 2017, les stocks de masques chirurgicaux ont régulièrement augmenté, et nous les avons reconstitués après les attentats: il y avait 730 millions de masques chirurgicaux en 2012, et 754 millions en 2016 et 2017. »

Entre les paroles de notre ministre et la réalité, que devons-nous croire ?

Marisol Touraine, ministre de la Santé sous Hollande, au début de la pandémie.

Il y a moins de deux ans, il existait en France une usine capable de fabriquer 200 millions de masques par an, soit près de 20 millions par mois, grâce à des machines pouvant produire chacune 4.000 masques à l’heure. Pourquoi cette usine, située à Plaintel, dans les Côtes-d’Armor, a-t-elle fermé fin 2018 ? Jeudi 26 mars, l’Union syndicale Solidaires du département a publié un communiqué dénonçant un « scandale d’État », et réclamant une remise en route du site industriel.

Comme quoi il n’y pas de problème avec le virus. Par contre, avec nos dirigeants politiques et les grands groupes industriels, c’est moins sûr. Et c’est dans la logique d’une société commerciale de faire de l’argent, même si le « par n’importe quel moyen » actuel a de quoi mettre en colère. Mais c’est bien aux dirigeants politiques de contrôler et de décider dans l’intérêt des populations. Les nôtres ne le font pas : c’est donc d’eux qui faut se débarrasser, après nous pourrons faire face aux problèmes de santé !

A propos de masques, une information comme ça en passant…

Il n’y a besoin d’aucun miracle médical, d’aucun budget extraordinaire : juste un fonctionnement normal d’un système de santé… en bonne santé, dans l’intérêt de tous. Juste du fonctionnement normal d’une société qui rend ces épidémies plus rares au lieu de les rendre plus fréquentes, qui freine leur évolution au lieu de l’accélérer, qui peut survivre à ces crises sanitaires au lieu de s’effondrer. Bref, juste le contraire de ce vers quoi nous allons.

Dernières nouvelles : il est encore des dirigeants qui réfléchissent, c’est en tout cas ce que me laisse espérer la réaction des dirigeants néerlandais : un « confinement intelligent », et une confiance dans « l’immunité collective ». Parce qu’il n’y a pas trop le choix. Le confinement qui fait peu à peu cesser les activités nécessaires à la survie, ce n’est pas une solution. Des populations sans défenses immunitaires comptant peureusement sur la toute puissance du système médical, ce n’est pas une solution.

https://reporterre.net/Coronavirus-aux-Pays-Bas-le-gouvernement-mise-sur-le-confinement-intelligent

Autres dernières nouvelles : bien des personnes en fin de vie semblent se révolter contre le confinement où veut les maintenir le gouvernement français. Et oui, la fin de vie n’est pas toujours drôle. Et si c’est pour finir confiné, sans exercice, affaibli et seul, alors c’est carrément sordide. Tuez-moi si je dois finir ainsi condamné par mon gouvernement !

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-confinement-l-impression-qu-vole-notre-fin-de-vie-pour-une-personne-agee-castelroussine-1586962362

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